Suicide

Mise en ligne le 02 sept. 2009
Mots clés juridique 12

Le suicide du Professeur du collège César-Savart de Saint-Michel en Thiérache allonge la triste liste des enseignants qui n’ont pas supporté les accusations dont ils étaient victimes dans l’exercice de leurs fonctions et le traitement judiciaire qui s’en est suivi » .

Avant lui malheureusement, Bernard HANSE, Professeur d’éducation physique, avait mis fin à ses jours alors qu’il était accusé d’attouchements à l’égard d’un élève qui rétractera ses accusations quelques mois après son décès.
C’est encore le cas de Michel CALAMUS, enseignant dans les Yvelines, qui lui non plus ne supportera pas les accusations dont il était l’objet et décidera de mettre fin à ses jours pour garder l’honneur de sa famille.
A l’évidence le Professeur de SAINT-MICHEL en THIERACHE n’a pas lui non plus supporté les 9 heures 30 de garde à vue au cours de laquelle il a constamment clamé son innocence et l’on reste perplexe d’entendre le Parquet de LAON tenter de justifier son geste par des ennuis familiaux…
Il est tout autant déplorable, avant même qu’on ait permis aux proches de l’enseignant de faire leur deuil, d’entendre sur toutes les ondes le mineur impliqué se complaire dans ses accusations au mépris de toute présomption d’innocence. Le décès d’un fonctionnaire de l’Etat à l’occasion de l’exercice de sa mission est d’une extrême gravité et tout doit être mis en œuvre pour que la vérité soit faite dans cette affaire. Une information judiciaire sur la cause de la mort de ce professeur doit être ouverte ; elle permettra peut être d’établir qu’il a été l’objet d’une dénonciation calomnieuse. Enfin le placement en garde à vue de cet enseignant pouvait dans ce type de conflit être manifestement évité.

Les protocoles du traitement des violences scolaires existant entre l’éducation nationale et la justice dans chaque département n’ont en l’espèce pas fonctionné.
 

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