Des mesures immédiates en direction des personnels

Définies par Vincent Peillon dans le « plan d’urgence rentrée », trois axes de réforme ont été privilégiés : le recrutement de personnels de l’éducation, la modification du calendrier scolaire et enfin la revalorisation de l’allocation de rentrée scolaire. Le dossier de rentrée « la première rentrée du changement » du Ministère de l’éducation nationale détaille et revient sur les annonces de ces derniers mois.

Dès cette rentrée, les moyens humains ont été renforcés afin d’ « instaurer et de maintenir un climat apaisé, propice aux apprentissages et garantissant le bien-être des élèves comme des personnels » :

  • Dans le 1er degré : création de 1 000 postes de professeurs des écoles afin d’ouvrir 670 classes supplémentaires.
  • Dans le 2nd degré : recrutement de 280 professeurs, de 100 conseillers principaux d’éducation, de 2000 assistants d’éducation supplémentaires. Un nouveau dispositif porte sur la création de postes d’assistants chargés de prévention et de sécurité (APS).
  • Pour mieux accompagner les élèves handicapés : recrutement de 1 500 auxiliaires de vie scolaire individuels.
  • En direction de l’enseignement agricole : 110 emplois supplémentaires « dans les établissements où les plus grandes difficultés ont été identifiées » (source).

 

Un nouveau métier : les assistants chargés de prévention et de sécurité (APS)
Dès cette rentrée, 500 APS ont été recrutés afin de « renforcer les actions de prévention et de sécurité conduites au sein des établissements les plus exposés aux phénomènes d’incivilité et de violence ». Sous l’autorité du chef d’établissement, la mission des APS est double : « mettre en place une politique de prévention des violences scolaires », mais aussi d’intervenir « en cas de crise grave compromettant la sécurité des personnes et des biens ». L’action des APS est coordonnée avec celle des équipes mobiles de sécurité (EMS) de l’académie.

Un dispositif transitoire de formation pour les personnels stagiaires

En attendant une réforme de la formation initiale, un dispositif transitoire est mis en place pour l’année scolaire 2012-2013. Des formations et un accompagnement personnalisés vont être proposés tout au long de l’année. Le Ministère souligne également que « dans la mesure du possible, l’affectation des stagiaires ne se fait pas dans les écoles les plus difficiles, ni sur les postes spécialisés ou dans les classes les plus délicates ».

Les ASL avaient à plusieurs reprises souligné le manque de formation de ces nouveaux enseignants. Grâce à la convention qui les lie au Ministère de l’éducation nationale en matière de formation continue, elles ont mis en place dans certains départements un accompagnement de ces nouveaux enseignants. Une formation « express » pour les professeurs stagiaires a par exemple pu être proposée lors de la rentrée 2010 dans l’Académie de Lille.

Les grands choix éducatifs au cœur de la « refondation de l’école »

Pour l’année 2013, le Ministère a d’ores et déjà abrogé le décret sur l’évaluation des personnels et augmenté de 40 % le nombre de postes offerts aux concours enseignants. Des « emplois d’avenir professeur » seront proposés à 6 000 étudiants par an de 2013 à 2015. Ces emplois d’une durée de trois ans visent à attirer davantage d’étudiants issus de milieux modestes vers les métiers de l’enseignement.

La concertation autour de la « refondation de l’Ecole de la République » déterminera la future feuille de route. Dans sa lettre à tous les personnels de l’éducation, Vincent Peillon énumérait fin juin ses priorités : l’enseignement primaire, la reconstruction d’une formation initiale et continue pour les enseignants, le numérique à l’école, l’amélioration des rythmes scolaires, mais aussi la relance de l’éducation prioritaire.