Bien qu’elle considère ce public comme « très compliqué », elle insiste également pour dire qu’il est « très attachant ». « Ici, nous avons de réels problèmes mais qui sont surtout des problèmes de pauvreté, de santé et de maîtrise de la langue française ».

« J’ai eu l’occasion, à plusieurs reprises, de faire appel aux EMAS. Dans un ancien établissement, nous avions vécu un drame et l’EMAS était intervenu pour sécuriser l’établissement mais surtout pour intervenir auprès des enseignants pour apporter une aide psychologique. Puis, dans un autre collège avec une population assez favorisée, mais où les abords de l’établissement n’étaient pas du tout sécurisés avec une bande de jeunes qui s’était appropriée le territoire. On peut également les faire intervenir pour sécuriser les conseils de discipline comme aujourd’hui mais aussi dans le cadre de la formation et en tant que conseil ».

« Sans les EMAS, il y aurait un manque. Ça n’existait pas avant, et je me dis : mais comment cela a pu ne pas exister ».