Jean-Paul Delahaye : « en France, l'origine sociale a un poids considérable sur le destin scolaire »

Mise en ligne le 14 sept. 2015 | Mise à jour le 22 sept. 2015

Jean-Paul Delahaye, Inspecteur général de l’Éducation nationale en charge de la mission ministérielle « grande pauvreté et réussite scolaire », revient sur les défis de l'école face à la pauvreté de certains élèves tout en formulant plusieurs propositions.

L'école française face à la pauvreté 

« 1,2 million d’enfants [près d'un enfant sur dix] n’ont pas des conditions de vie leur permettant d’entrer sereinement dans les apprentissages », explique Jean-Paul Delahaye. « Les 140 000 jeunes qui sortent chaque année du système éducatif sans diplômes et qualifications sont massivement issus des milieux défavorisés », souligne-t-il. 

 

L'accroissement des inégalités scolaires 

« La France est l’un des pays dans lequel le poids de l’origine sociale pèse le plus sur le destin scolaire. Cette situation s’aggrave : notre pays est plus injuste scolairement qu’il ne l’était en 2003 », complète Jean-Paul Delahaye. Cette situation a un impact humain, civique et républicain, mais aussi économique.

 

L'importance de la formation des enseignants

Selon lui, « les enseignants sont confrontés à une réalité dont ils ne sont pas responsables. En même temps notre système éducatif a un poids majeur dans la réussite ou dans l’échec scolaire ». Les observations internationales ouvrent des perspectives d'amélioration : « tous les pays qui réussissent mieux que nous ont mis l’accent sur la formation initiale et continue des enseignants ». « Refonder l’école c’est faire réussir davantage les plus pauvres », conclut-il. 

 

Télécharger le rapport « Grande pauvreté et réussite scolaire : le choix de la solidarité pour la réussite de tous »

 

 

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