La suspension d’un agent public
Mis à jour le 28/09/2026
Le droit français distingue deux types de responsabilités : la responsabilité pénale, qui a pour objectif de punir un comportement interdit, et la responsabilité civile. Celle-ci a uniquement pour but de réparer un dommage par le versement d’une somme d’argent. Il existe deux formes de responsabilité civile. Quelles sont-elles ? Quand peuvent-elles être engagées ?
Réponses de Me Cécile Nesen, spécialisée en procédure civile, droit de la sécurité sociale et de la protection sociale et droit du dommage corporel.
Maître Cécile Nesen
Pour comprendre ce qu’est la responsabilité civile, distinguons-la tout d’abord de celle plus connue que l’on appelle la responsabilité pénale. En droit français, il existe en effet deux types de responsabilités :
La responsabilité pénale a pour objectif de punir un comportement interdit. L’auteur d’une agression physique, par exemple, engage sa responsabilité pénale.
La responsabilité civile, quant à elle, ne poursuit pas le même objectif, puisque son but est uniquement de réparer un dommage. Cette réparation s’effectue par le versement d’une somme d’argent. Si le client d’un restaurant, par exemple, glisse sur le sol et se casse le bras, le restaurant engage sa responsabilité civile et devra indemniser le client.
Ce mécanisme de responsabilité civile est la base de notre droit. Il est prévu par le Code civil depuis 1804. La définition n’a d’ailleurs pas changé depuis cette date : « Tout fait quelconque de l’homme, qui cause à autrui un dommage oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer. » (article 1240 du Code civil).
C’est le principe selon lequel nous devons être responsables de nos actes. Tout manquement à nos obligations doit être réparé, si toutefois nos actes ont causé un dommage à autrui.
Il existe deux formes de responsabilité civile :
La responsabilité civile contractuelle naît de la signature d’un contrat, peu importe que ce contrat soit signé entre particuliers ou entre professionnels. Chacune des parties est alors tenue d’exécuter différentes obligations prévues par ce contrat.
Si l’une des parties ne respecte pas ces obligations, et qu’il en découle pour l’autre un dommage, elle sera tenue de réparer le dommage causé.
Par exemple, un parent d’élève qui ne règlerait pas le centre de loisirs auquel est inscrit son enfant commettrait une faute. Sa responsabilité civile contractuelle découle de la signature du contrat avec le centre de loisirs.
La responsabilité civile délictuelle est indépendante de la signature d’un contrat. Elle découle, d’une manière plus générale, d’une obligation d’agir comme ce que l’on appelle aujourd’hui une « personne raisonnable », autrefois désignée sous le nom de « bon père de famille ».
Si un comportement contraire est adopté et qu’il cause à autrui un dommage, celui qui en est responsable devra réparer ce dommage.
Il n’y a pas besoin d’avoir signé un contrat, dans cette hypothèse, pour voir sa responsabilité engagée. C’est le cas, par exemple, si un enfant se blesse dans une cour de récréation alors qu’il était sous la surveillance d’un professeur.
La responsabilité civile de chacun est susceptible d’être engagée au quotidien à plusieurs titres. À l’école, par exemple, elle peut être engagée par un parent d’élève ou un collègue. Dans la vie privée, chaque personne peut demander réparation si un dommage lui a été causé.
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