Pourquoi menacer un personnel d’éducation est-il puni plus durement ?
Mis à jour le 01/05/2025
Les insultes, menaces et autres violences verbales ou écrites ne sont plus des situations isolées : elles s’inscrivent désormais dans un climat de tension qui touche durablement les professionnels en contact avec les publics. Si les personnels de l’Éducation nationale restent particulièrement exposés, ces atteintes concernent aussi les éducateurs sportifs, les éducateurs spécialisés ou encore les intervenants en milieu associatif.
En cinq ans, le nombre de dossiers traités par L’Autonome de Solidarité Laïque a augmenté de 23 %, confirmant une évolution de fond*. Les agressions physiques et/ou verbales représentent près de 20 % des dossiers en 2024-2025, tandis que les diffamations et dénonciations calomnieuses ont connu une hausse spectaculaire de +176 %, pour atteindre à elles seules près de 30 % des situations accompagnées. Ces chiffres traduisent l’installation d’une violence ordinaire, qui fragilise les personnels d’éducation dans l’exercice de leurs missions. Dans le premier degré, les auteurs sont le plus souvent des adultes, notamment des parents. Dans le second degré, les élèves sont majoritairement en cause. Mais au-delà de ces contextes, tous les professionnels peuvent être confrontés à des propos injurieux, ou des menaces écrites ou verbales, que ce soit en présentiel ou via les outils numériques.
Comment réagir face à ces situations ? Quelle protection de la part de la hiérarchie ? Quelles sont les conséquences juridiques pour les auteurs ? Retrouvez dans ce dossier des articles, des réponses pratiques et des témoignages pour mieux comprendre et faire face à ces atteintes, qui constituent des infractions punies par la loi.
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