Allergies alimentaires chez l’enfant

Chez l’enfant, 6 aliments sont responsables de 75% des allergies. Il s’agit du lait, de l’œuf, de l’arachide, des fruits à coque, de la moutarde et du poisson. Le délai d’apparition des symptômes est rapide : de quelques minutes à deux heures après l’ingestion de l’aliment.

Il s’agit le plus souvent d’une rhinite, d’asthme, d’une poussée d’eczéma, d’une urticaire localisée ou généralisée, de troubles digestifs, voire plus rarement d’un choc anaphylactique. Le choc anaphylactique représente une urgence vitale nécessitant d’appeler immédiatement les secours et de procéder à l’injection nécessaire.

Prévention et prise en charge

La circulaire n°2003-135 du 8 septembre 2003 définit les conditions d’accueil en collectivités des enfants atteints de troubles de la santé et notamment d’allergies alimentaires. Cette circulaire dispose qu’un Projet d’accueil individualisé (PAI) doit être élaboré. C’est un document écrit qui précise les besoins de l’enfant et le rôle de chacun. Sa conception associe l’enfant, sa famille, l’équipe éducative, les personnels de santé rattachés à la structure (médecin de l’Éducation nationale, infirmière, etc.) et la collectivité organisatrice de la restauration scolaire. A noter que certaines écoles affichent les photos des élèves allergiques afin qu’elles soient visibles de tous.

Un protocole d’urgence est obligatoirement joint au PAI : y sont décrits les signes d’appel, les symptômes et les mesures à prendre en attendant les secours. L’ensemble des soins d’urgence est établi conjointement par le médecin traitant et le médecin de la structure d’accueil. En cas d’urgence, lorsque le pronostic vital est engagé, l’injection prévue dans le PAI doit pouvoir être pratiquée à tout moment selon les instructions médicales. Le médecin ou l’infirmière informera en amont les personnels sur les modalités d’injection. L’aide et le conseil du médecin régulateur du SAMU pourront également être sollicités à tout moment.

Rappel de l’ASL :

Dans un courrier en date du 31 août 2000, le Président du Conseil de l’Ordre des médecins a rappelé au ministre de l’Éducation nationale que l’utilisation des stylos auto-injecteurs ne constituait pas un geste médical.

 

Références

  • Circulaire no 2003-135 du 8 septembre 2003 relative à l’accueil en collectivité des enfants et des adolescents atteints de troubles de la santé évoluant sur une longue période.
  • Note du 29 décembre 1999 relative au Protocole national sur l’organisation des soins et des urgences dans les écoles et les établissements publics locaux d’enseignement (EPLE).
  • Association Française pour la Prévention des Allergies : afpral.fr